L’eau osmosée, expliquée simplement
Pourquoi une eau sans sel sèche sans trace, et dans quels cas la perche ne suffit plus.
Sur un vitrage extérieur, nous n’utilisons aucun produit. C’est souvent la première question que l’on nous pose, alors voici l’explication.
D’où viennent les traces
L’eau du réseau contient des sels minéraux dissous, principalement du calcium et du magnésium. Quand elle sèche, l’eau s’évapore mais les sels restent : ce sont eux, les traces blanches. Le détergent ajouté pour compenser laisse pour sa part un film légèrement gras, qui retient ensuite la poussière.
Ce que fait l’osmoseur
Monté sur le véhicule, il filtre l’eau du réseau à travers une membrane qui retient ces minéraux. L’eau obtenue est presque pure. Elle a une propriété utile : elle cherche à se recharger, donc elle capte activement les salissures de la vitre. Et comme elle ne contient plus rien, elle s’évapore sans laisser de dépôt.
Pas de raclette, pas de chiffon, pas de produit : on brosse, on rince, on laisse sécher.
Les avantages concrets
Le travail se fait depuis le sol jusqu’à une vingtaine de mètres, ce qui évite la nacelle, l’autorisation de voirie et la fermeture d’un trottoir. Les encadrements et les joints sont brossés en même temps que le verre. Et l’absence de film gras ralentit le réencrassement.
Ses limites
La perche ne convient pas au-delà d’une vingtaine de mètres, ni sur une façade en surplomb, ni sur une verrière sans accès vertical. Dans ces cas, on passe à la nacelle avec un agent habilité, ou au travail sur corde en binôme.
Elle ne dispense pas non plus du contrôle final : nous vérifions en lumière rasante, seul angle où une micro-trace se voit vraiment.
